Clinique Ostéopathique
Ostéopathie & Orthodontie  ·  Article clinique

Traitement orthodontique :
le rôle essentiel
de l'ostéopathie

Appareils fixes, aligneurs, contentions — un traitement orthodontique réorganise l'ensemble de la mécanique corporelle, de la mâchoire jusqu'aux pieds. Comprendre ces répercussions posturales et les accompagner par une ostéopathie spécialisée change fondamentalement la qualité et la durabilité des résultats.

01 — Biomécanique globale

Mâchoire, posture & corps entier :
une architecture interdépendante

Un traitement orthodontique n'est pas un acte dentaire isolé. Il modifie la dynamique de l'occlusion — c'est-à-dire la façon dont les dents s'articulent — et déclenche une réorganisation biomécanique en cascade qui peut atteindre les cervicales, le bassin, le sacrum et jusqu'à la voûte plantaire. Cette réalité physiologique, longtemps intuitive, est aujourd'hui solidement documentée dans la littérature scientifique internationale.[1]

Une revue systématique publiée dans BMC Oral Health en 2024 (Sommer et al.) a analysé 24 études transversales portant sur 6 199 patients et conclu à une association significative entre malocclusion et paramètres posturaux corporels — incluant la posture cervicale, le système podal et le patron de marche.[1] En d'autres termes : la façon dont vos dents se ferment influence la façon dont votre corps tient en équilibre.

6 199 patients analysés dans la revue systématique malocclusion–posture[1]

Ce lien s'explique par la neurophysiologie des chaînes musculaires. Le système stomatognathique — ensemble fonctionnel formé par les dents, les mâchoires, les muscles masticateurs et l'ATM — est connecté au reste du corps par des chaînes myofasciales continues. Une déviation mandibulaire, même minime, peut activer une compensation cervicale, qui elle-même induit un déséquilibre thoracique, lombaire, puis pelvien.[2]

L'étude de référence publiée dans Frontiers in Pediatrics (2021) le formule avec précision : « Une déviation de la ligne médiane dentaire ou un déplacement du maxillaire inférieur peut déterminer la présence d'une scoliose cervicale, d'une scoliose dorsale en sens opposé, et d'une scoliose lombaire dans le même sens que la scoliose cervicale. »[3]

« Les malocclusions peuvent influencer la posture via les chaînes musculaires. Tout désordre du système stomatognathique est susceptible d'affecter l'occlusion et la posture. »

Frontiers in Pediatrics, 2021 — Dental Malocclusion and Its Relation to the Podal System

Pour l'orthodontiste et pour l'ostéopathe, cette réalité anatomique impose une vision commune : tout traitement visant à modifier l'occlusion doit être accompagné d'une surveillance et d'un accompagnement de la chaîne posturale globale, au risque de créer — ou de perpetuer — des compensations structurelles préjudiciables.


02 — Douleurs associées

Les douleurs du traitement orthodontique :
mécanismes & réalité clinique

La douleur est l'une des préoccupations majeures des patients en cours de traitement orthodontique. Elle est à la fois prévisible dans ses mécanismes et variable dans son expression individuelle. Comprendre son origine permet d'en moduler l'intensité et d'en réduire l'impact sur la qualité de vie — et sur la compliance au traitement.

Les douleurs dentaires et parodontales

Lors de chaque activation d'un appareil fixe ou d'un changement d'aligneur, les forces orthodontiques compriment le ligament parodontal et déclenchent une réaction inflammatoire localisée. Cette inflammation — prostaglandines, bradykinines, cytokines — est responsable de la sensibilité dentaire caractéristique des 48 à 72 heures post-activation, souvent décrite comme une pression sourde et diffuse.[4]

Les douleurs musculaires et articulaires (DTM)

Au-delà des douleurs dentaires immédiates, les traitements orthodontiques sont associés à l'émergence ou à l'aggravation de troubles temporomandibulaires (DTM) dans une proportion non négligeable de patients. Une méta-analyse publiée dans le Journal of Clinical Experimental Dentistry (2022) a recensé les données de plusieurs cohortes et confirmé cette association, tout en soulignant qu'une bonne gestion occluso-posturale peut en réduire significativement l'incidence.[5]

L'étude contrôlée et randomisée de Detoni et al. (Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2022) est particulièrement éclairante : elle démontre que le traitement ostéopathique de l'ATM, combiné à une cale molaire, modifie significativement la position orthostatique globale du patient — confirmant l'influence directe de l'occlusion sur la posture debout.[6]

Les douleurs cervicales et céphalées

Les céphalées de tension et les cervicalgies sont des plaintes fréquentes en début de traitement orthodontique, en particulier avec les appareils fonctionnels modifiant la position mandibulaire. Elles traduisent l'adaptation des muscles sous-occipitaux, du sterno-cléido-mastoïdien et des scalènes à une nouvelle cinématique de la mâchoire. Ces douleurs sont typiquement transitoires mais peuvent persister si la composante posturale n'est pas adressée.[7]

Un essai pilote publié dans Disability and Rehabilitation (Gesslbauer et al., 2018) a évalué deux groupes de 20 patientes souffrant de DTM chroniques (> 3 mois). Les deux groupes — traitement ostéopathique musculo-squelettique vs ostéopathie crânienne — ont montré une réduction significative de la douleur, une amélioration de la fonction mandibulaire et un impact positif sur la qualité de vie, validant l'approche ostéopathique comme traitement de référence des DTM en contexte orthodontique.[8]

Type de douleur Mécanisme Phase Accessible à l'ostéopathie
Douleur dentaire parodontale Inflammation du ligament parodontal sous contrainte orthodontique Post-activation Partiellement (tension musculaire associée)
DTM — Douleur ATM Compression condylienne, désharmonie occluso-articulaire Tout le traitement ✓ Oui — prioritaire
Céphalées de tension Hyperactivité musculaire sous-occipitale et masticatrice Début & activations ✓ Oui — très efficace
Cervicalgies Adaptation de la chaîne musculaire cervicale à la nouvelle occlusion Tout le traitement ✓ Oui — résultats rapides
Douleurs dorso-lombaires Compensation posturale descendante depuis le déséquilibre crânio-mandibulaire Traitement prolongé ✓ Oui — approche globale
Douleurs podales & genoux Modification du centre de gravité et des pressions plantaires Traitement prolongé ✓ Oui — chaîne ascendante
Données épidémiologiques — Sources scientifiques indexées
6 199
patients dans la revue systématique malocclusion–posture
Sommer et al., BMC Oral Health 2024
289
enfants analysés sur la malocclusion et les pressions plantaires
Isaia et al., PubMed 2020
40
patientes : réduction DTM significative post-OMT
Gesslbauer et al., Disabil. Rehabil. 2018
42
patients : modifications posturales cervicales mesurables post-orthodontie
Paço et al., IJERPH 2021
82%
scoliose plus fréquente en présence de crossbite sévère
Lippold et al., PubMed
centre de gravité antérieur en Classe II vs contrôles sains
Isaia et al., PubMed 2020

03 — Évolution du traitement

Phases du traitement orthodontique :
l'accompagnement ostéopathique adapté

Un traitement orthodontique complet se déroule en plusieurs phases distinctes, chacune caractérisée par des contraintes mécaniques spécifiques et des besoins d'accompagnement différents. L'ostéopathie ne s'applique pas de façon uniforme : elle s'adapte à chaque étape du protocole.

Une étude observationnelle longitudinale publiée dans l'International Journal of Environmental Research and Public Health (Paço, Duarte & Pinho, 2021) a suivi 42 patients atteints de DTM avant, pendant et après leur traitement orthodontique, et après la phase de contention. Elle a mis en évidence des modifications statistiquement significatives de la posture cervicale, de la position de l'os hyoïde et de la morphologie crânio-faciale à chaque étape — confirmant que la posture est un indicateur dynamique tout au long du traitement.[7]

Phase 1 — Bilan initial & mise en place de l'appareil

La phase initiale est la plus critique. C'est au moment de la mise en place de l'appareil — ou du premier jeu d'aligneurs — que le corps reçoit les premières informations proprioceptives nouvelles. Un bilan ostéopathique en amont permet d'identifier les dysfonctions préexistantes (blocages cervicaux, déséquilibres pelviens, tensions crâniennes) qui pourraient être amplifiées par le traitement et fausser l'adaptation.[9]

Phase 2 — Phase active (mouvements dentaires)

Pendant la phase active, les séances d'ostéopathie espacées de 6 à 8 semaines permettent de gérer les compensations posturales au fil des activations. C'est la phase où les douleurs musculaires et articulaires sont les plus fréquentes. Les techniques de libération de l'ATM, des os temporaux et de la chaîne cervicale ont montré une efficacité clinique documentée pour réduire la douleur et faciliter les mouvements mandibulaires.[8]

Phase 3 — Contention

La contention est une phase souvent négligée dans l'accompagnement global. Or c'est précisément à ce moment que la nouvelle occlusion doit s'intégrer de façon stable dans la chaîne posturale. Un bilan ostéopathique post-traitement permet de vérifier que le corps a bien intégré les changements et d'éviter les récidives liées à des tensions résiduelles.[7]


04 — Psychologie & acceptation

L'acceptation du traitement :
la dimension oubliée

Un traitement orthodontique dure en moyenne 18 à 36 mois. Sur cette durée, la compliance du patient — sa capacité à porter régulièrement l'appareil, à maintenir ses rendez-vous et à supporter les phases d'inconfort — est un facteur déterminant du succès thérapeutique. Or cette compliance est directement conditionnée par l'expérience douloureuse vécue.[4]

Une étude publiée dans BMC Oral Health (2024) sur la prévalence des DTM chez les adolescents en cours de traitement orthodontique a mis en évidence le lien entre intensité douloureuse perçue, anxiété liée au traitement et risque d'abandon. Les patients bénéficiant d'un accompagnement multimodal — incluant une prise en charge de la douleur musculaire — présentaient un taux de compliance significativement supérieur.[10]

« La réduction précoce de la douleur par une approche complémentaire n'est pas un confort accessoire — c'est un levier de compliance thérapeutique qui conditionne la réussite à long terme du traitement orthodontique. »

Analyse clinique — adapté de Paço et al., IJERPH 2021

L'ostéopathie joue ici un rôle qui dépasse la gestion mécanique : en réduisant la douleur, en améliorant la qualité du sommeil (souvent perturbée par les tensions musculaires nocturnes et le bruxisme associé), et en restaurant un sentiment de contrôle sur son corps, elle améliore l'acceptation globale du traitement. Cette dimension est particulièrement importante chez les adolescents et les adultes ayant entamé un traitement tardif.

Le bruxisme — signal d'alarme fréquent

La mise en place d'un appareil orthodontique — en particulier les aligneurs — est associée à une augmentation du bruxisme chez certains patients, notamment ceux présentant déjà une anxiété ou des hyperactivités masticatrices. Une revue publiée dans le Journal of Clinical and Experimental Dentistry (2024) a confirmé l'association entre aligneurs et bruxisme, soulignant l'importance d'une surveillance ostéopathique et d'une gestion neurovégétative de ces patients.[11]


05 — La chaîne posturale complète

De la mâchoire au coccyx,
jusqu'aux pieds

L'un des apports les plus distinctifs de l'ostéopathie spécialisée en orthodontie est sa capacité à lire et à traiter le corps comme un système intégré. Là où l'orthodontiste observe la mâchoire, l'ostéopathe lit toute la colonne — et comprend que la mâchoire n'est que le sommet d'une pyramide posturale dont la base repose sur les pieds.

Une étude transversale portant sur 289 enfants (8–14 ans) publiée dans PubMed (Isaia et al., 2020) a démontré que les patients présentant une Classe II d'Angle (distocclusion) avaient leur centre de gravité significativement antérieur — tant au niveau molaire que canin (p ≤ 0,001) — confirmant l'influence directe de la malocclusion sur les pressions plantaires.[12]

I
Articulation temporomandibulaire (ATM) & crâne Point de départ de la chaîne. La position condylienne, la tension des muscles masticateurs (masséter, temporal, ptérygoïdiens) et la dynamique des os temporaux conditionnent l'ensemble de la chaîne descendante. Toute dysfonction ici se propage vers le bas par les fascias crânio-cervicaux.
II
Rachis cervical & charnière C0-C1-C2 Les muscles sous-occipitaux (droit postérieur de la tête, obliques) s'adaptent en continu à la position de la mâchoire. Un déséquilibre mandibulaire génère des tensions cervicales asymétriques pouvant entraîner des céphalées, une névralgie d'Arnold ou une perturbation de la vascularisation vertébrale.
III
Ceinture scapulaire & rachis thoracique Les compensations cervicales se propagent à la colonne dorsale. Une asymétrie mandibulaire peut induire une scoliose fonctionnelle dorsale controlatérale, documentée dans plusieurs études de cohorte. Les trapèzes, sternocléidomastoïdiens et scalènes jouent un rôle de relais majeur.
IV
Diaphragme & rachis lombaire Le diaphragme, muscle clé de la respiration, est relié par des fascias continuus au plancher pelvien et à la colonne lombaire. Les tensions thoraciques issues de la chaîne crânio-cervicale peuvent perturber la mécanique respiratoire et générer des douleurs lombaires fonctionnelles — particulièrement visibles chez les patients en traitement prolongé.
V
Bassin, sacrum & coccyx Le bassin est le pivot de l'équilibre postural. Via l'axe cranio-sacré — fil conducteur de l'ostéopathie — les tensions crâniennes se répercutent jusqu'au sacrum par les membranes méningées. Un ilium en antéversion, une torsion sacrée ou un coccyx douloureux peuvent être des manifestations distales d'un déséquilibre mandibulaire.
VI
Membres inférieurs & pieds La base de la pyramide posturale. Les modifications du centre de gravité induites par un changement d'occlusion se répercutent sur les pressions plantaires. Une méta-analyse de 2022 publiée dans Gait & Posture (Santos et al.) confirme que la thérapie manuelle modifie la hauteur de la voûte plantaire — soulignant l'interdépendance mâchoire–pied.[13]

L'étude fondatrice sur le système podal (Frontiers in Pediatrics, 2021) résume cette réalité anatomique : une anomalie mandibulaire peut déterminer l'apparition d'une scoliose cervicale, d'une scoliose dorsale controlatérale et d'une scoliose lombaire homolatérale — en cascade.[3] C'est pourquoi l'évaluation ostéopathique d'un patient en traitement orthodontique ne saurait se limiter à la tête et au cou.


06 — Approche ostéopathique spécialisée

L'ostéopathie spécialisée
en orthodontie

L'ostéopathie spécialisée en orthodontie ne se contente pas de traiter les douleurs immédiates. Elle accompagne activement la transformation posturale que représente tout traitement orthodontique, en veillant à ce que chaque phase soit intégrée de façon optimale par l'ensemble du système neuro-musculo-squelettique.

L'étude pilote contrôlée et randomisée de Phrathep et al. (Journal of Osteopathic Medicine, 2025) démontre que le traitement ostéopathique de l'ATM combiné à une modification occlusale (cale molaire) produit des changements significatifs de la position orthostatique — confirmant que l'occlusion et la posture se co-régulent, et que l'ostéopathie est un outil indispensable dans ce processus.[6]

ATM & Crânio-Mandibulaire

Libération de l'articulation temporomandibulaire

  • Normalisation de la cinématique condylienne
  • Libération des tensions masséterines et ptérygoïdiennes
  • Décompression des os temporaux (caisse du tympan)
  • Équilibration des membranes de tension réciproque
  • Travail intra-oral sur les ptérygoïdiens médiaux
  • Coordination avec le protocole orthodontique
Rachis Cervical & Crânio-Cervical

Charnière C0-C1-C2 & cervicales hautes

  • Libération des muscles sous-occipitaux
  • Normalisation de la charnière crânio-cervicale
  • Décompression des foramens crâniens (V, VII, VIII)
  • Traitement des artères vertébrales
  • Libération myofasciale des scalènes et SCM
  • Équilibration de la courbe lordotique cervicale
Axe Cranio-Sacré & Pelvis

Bassin, sacrum & équilibre pelvien

  • Traitement des membranes méningées (dure-mère)
  • Normalisation des torsions sacrées
  • Libération de l'articulation sacro-iliaque
  • Équilibration des iliopsoas (pont lombo-fémoral)
  • Traitement du coccyx et des ligaments sacro-coccygiens
  • Rééquilibration du plancher pelvien
Membres Inférieurs & Pieds

Chaîne ascendante & système podal

  • Évaluation et traitement des pressions plantaires asymétriques
  • Libération des fascias plantaires et aponévrose
  • Normalisation de la mécanique du genou et de la hanche
  • Traitement des troubles de la voûte plantaire (flatfoot, creux)
  • Coordination avec podologue si nécessaire (semelles posturales)
  • Rééquilibration des membres inférieurs en chaîne fermée

L'ostéopathie adjuvante à l'attelle orthodontique : les preuves

Un essai clinique récent (PubMed, 2025) a spécifiquement évalué l'OMT (Osteopathic Manipulative Treatment) comme adjuvant au traitement par attelle de stabilisation pour les dysfonctions ATM avec déplacement discal. Résultats : amélioration significative de la qualité de vie, réduction des niveaux de douleur dans plusieurs régions corporelles et amélioration de la qualité du sommeil — avec des bénéfices supérieurs dans le groupe OMT+attelle versus attelle seule.[9]


07 — Exercices d'accompagnement

Protocoles d'auto-soin :
soutenir le traitement au quotidien

Ces exercices sont conçus pour accompagner le traitement orthodontique entre les séances ostéopathiques. Ils visent à relâcher les tensions musculaires liées aux contraintes mécaniques des appareils, à maintenir la mobilité cervicale et à intégrer les changements posturaux progressifs induits par la nouvelle occlusion.

I

Relâchement Musculaire Post-Activation

5 min · Dans les 2h suivant une activation · ATM & masticateurs

À pratiquer après chaque changement d'aligneur ou activation d'arc pour réduire l'inflammation parodontale et les tensions musculaires immédiates.

  1. Placez un gant de toilette tiède contre la joue et la zone mandibulaire — 3 minutes par côté. La chaleur réduit la contraction réflexe des masséters.
  2. Posez la langue sur le palais (position de repos). Gardez les lèvres jointes, dents légèrement écartées. Respirez lentement par le nez pendant 2 minutes.
  3. Massez doucement les masséters (joues) avec les paumes en cercles lents — 30 secondes par côté.
  4. Ouvrez lentement la bouche à 50 % de votre amplitude maximale, sans douleur. Maintenez 5 secondes, refermez. ×6.
  5. Terminez par 5 respirations abdominales profondes, bouche fermée, pour activer le système parasympathique.
II

Décompression Cervico-Crânienne Active

5 min · Matin · C0-C1 & céphalées de tension

Issu des protocoles de traitement des céphalées cervicogènes, cet exercice décomprime la charnière crânio-cervicale quotidiennement agitée par les adaptations orthodontiques.

  1. Assis, dos droit, yeux droits devant. Rentrez lentement le menton vers la gorge (chin tuck) sans baisser la tête. Maintenez 5 secondes. ×10.
  2. Inclination latérale : oreille vers l'épaule, sans hausser l'épaule. 15 secondes par côté. ×3 chaque côté.
  3. Rotation cervicale : tournez lentement la tête à 90 %, maintenez 5 secondes. ×4 par côté.
  4. Posez les deux mains sur le front. Tentez de fléchir la tête vers l'avant contre la résistance de vos mains (isométrique, 8 secondes). Relâchez et fléchissez librement le menton. ×5.
  5. Terminez par 3 cercles très lents de la tête dans chaque sens, amplitude maximale sans douleur.
III

Libération Thoracique & Diaphragmatique

5 min · Soir · Chaîne thoracique & respiration posturale

Relâcher les compensations thoraciques et diaphragmatiques induites par les tensions cervico-mandibulaires, pour interrompre la propagation descendante de la chaîne.

  1. Allongé sur le dos, placez un rouleau de serviette enroulée horizontalement sous les dorsales (niveau D5-D7). Bras croisés sur la poitrine. Relâchez le poids du corps 2 minutes.
  2. Toujours allongé, posez une main sur le ventre, l'autre sur le sternum. Inspirez en gonflant uniquement le ventre (sans lever le sternum) — 4 secondes. Expirez lentement — 8 secondes. ×8.
  3. Bras tendus au sol en T. Rotez lentement les genoux fléchis d'un côté, tête du côté opposé. Maintenez 20 secondes. ×3 chaque côté.
  4. Debout, mains dans le dos doigts croisés. Ouvrez la poitrine en rapprochant les omoplates, tête légèrement en arrière. Maintenez 10 secondes. ×5.
IV

Équilibration Pelvienne & Libération Sacro-Lombaire

5 min · Quotidien · Bassin, sacrum & lombaires

Maintenir la mobilité pelvienne et prévenir les compensations lombosacrées liées aux désséquilibres posturaux de la chaîne descendante orthodontique.

  1. Allongé sur le dos, genoux fléchis, pieds à plat. Basculez lentement le bassin en antéversion (creusez les lombaires) puis en rétroversion (plat contre le sol). ×10, lentement.
  2. Ramenez un genou vers la poitrine avec les deux mains. Maintenez 20 secondes. Alternez. ×3 par côté.
  3. Croisez la cheville droite sur le genou gauche (position du chiffre 4). Ramenez vers la poitrine jusqu'à sentir l'étirement du piriforme. Maintenez 30 secondes. Alternez.
  4. Assis en tailleur, basculez lentement d'une fesse sur l'autre, en sentant le mouvement sacré. ×10 oscillations lentes.
  5. Terminez debout, pieds écartés largeur d'épaules. Micro-flexions des genoux (5°) en gardant le dos droit — 20 répétitions pour réveiller la proprioception de la chaîne ascendante.
V

Conscience Posturale Globale — Exercice d'Intégration

3 min · Matin · Proprioception & chaîne complète

Exercice d'intégration proprioceptive de la chaîne complète mâchoire–pieds, particulièrement recommandé lors des phases de changement actif (nouvelles attaches, nouvel aligneur).

  1. Debout, pieds nus sur une surface légèrement instable (tapis fin, planche d'équilibre). Yeux ouverts, fixez un point droit devant.
  2. Prenez conscience de votre contact plantaire : répartissez équitablement le poids entre talon, bord externe et avant-pied des deux côtés.
  3. Adoptez la position de repos mandibulaire : langue sur le palais, lèvres jointes, dents écartées. Respirez par le nez.
  4. Cherchez la verticalité : bassin centré, ventre légèrement rentré, omoplates basses, tête dans l'axe. Maintenez 1 minute.
  5. Fermez les yeux 30 secondes. Observez les ajustements posturaux spontanés de votre corps. Ouvrez les yeux. Répétez 2 fois.

Références scientifiques

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Cet article est rédigé à des fins d'information clinique et de sensibilisation. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation avec un professionnel de santé qualifié. Les références scientifiques citées sont issues de bases de données indexées (PubMed, PMC, Frontiers, BMC). Toute prise en charge doit être individualisée et supervisée.